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Cheerleading
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Le cheerleading, ou la claquecite-ref-1[1] en français québécois, est une activité au cours de laquelle les participants, appelés « cheerleaders » (« meneurs/meneuses de claque » en français québécois), encouragent l'équipe sportive qu'ils soutiennent par différentes interventions allant du simple slogan à une chorégraphie très physique.

Les cheerleaders prennent également part à diverses compétitions dont les épreuves durent généralement de une à trois minutes et se déroulent dans cinq disciplines : les chants (scands ou cheers (en)), les acrobaties ou éléments gymniques (tumbling), les sauts (jumps (en)), les portés (stunts (en)) et la danse. Reconnu actuellement en tant que sport, il nécessite beaucoup de préparation physique et mentale.

Le cheerleading est originaire des États-Unis, où il s'est développé principalement et compte en 2021 quelque 3,47 millions de participantscite-ref-2[2].

Il s'est fait connaître dans le monde lors de la diffusion en 1997 du concours international de cheerleading par la chaîne télévisée ESPN et lors de la sortie mondiale en 2000 du film Bring It On. On estime à présent le nombre de participants hors États-Unis à environ 100 000 personnes réparties principalement dans onze pays : Australie, Canada, Chine, Colombie, Finlande, France, Allemagne, Japon, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande et Royaume-Unicite-ref-nw20007-3-0[3].

Contents

Notes

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Histoire

Le cheerleading apparaît à la fin du XIXe siècle dans les universités pour hommes du nord-est des États-Unis. Cette activité est pratiquée à l'origine par des hommes blancs encourageant leurs équipes sportives, notamment celles de football américaincite-ref-rue892-4-0[4]. Les supporters des équipes en présence se battant régulièrement lors des matchs, les joueurs remplaçants ont cherché à les encadrer en lançant depuis les bancs de touche des encouragements et des slogans destinés à canaliser positivement l'agressivité de la foulecite-ref-adams2-5-0[5].

1903 voit la création de la première fraternité (Gamma Sigma) de cheerleaderscite-ref-acfeb2003-6-0[6]. Les femmes ne se voient ouvrir les portes des équipes de cheerleaders qu'à partir de 1923cite-ref-rue892-4-1[4].

Les cheerleaders de l'université du Minnesota commencent à incorporer la gymnastique et les mouvements acrobatiques dans leurs encouragementscite-ref-acfeb2003-6-1[6]. La première cheer flash card section est dirigée par Lindley Bothwell à l'université d'État de l'Oregoncite-ref-histoire-7-0[7].

Dans les années 1960, ce nouveau sport, désormais plutôt féminin, s'étend à l'ensemble du pays, notamment dans les écoles secondaires. En 1978, l'activité est diffusée pour la première fois à la télévision lors d'une émission sur CBS présentant un championnatcite-ref-icfhandbook-8-0[8]cite-ref-acfeb2003-6-2[6]. Les années 1980 voient apparaître des figures spectaculaires (quasiment des cascades) chez les danseuses. ESPN diffuse pour la première fois la National High School Cheerleading Competition à travers tout le pays en 1983. Des organisations comme l'American Association of Cheerleading Coaches and Advisors (AACCA) appliquent des normes de sécurité afin de diminuer le nombre grandissant de blessures résultant de l'adoption de figures périlleusescite-ref-aacca-9-0[9]. En 2003, le National Council for Spirit Safety and Education (NCSSE) est créé pour donner des cours de sécurité aux entraîneurs des écoles. Le NCAA demande d'ailleurs que les entraîneurs suivent obligatoirement des cours de sécurité de niveau national. Les programmes de cours de la NCSSE et de l'AACCA sont tous deux reconnus par la NCAA.

On estime la proportion de femmes chez les cheerleaders à 97 % mais les hommes sont néanmoins bien représentés dans les équipes pour réaliser certaines figures acrobatiques nécessitant plus de forcecite-ref-popwarner-10-0[10]. En 2002, on comptait 3,5 millions de cheerleaders aux États-Uniscite-ref-11[11].

Compétitions

Le cheerleading compétitif est noté de façon subjective à partir de plusieurs éléments incluant les encouragements, la chorégraphie, les pyramides, les portés, les figures acrobatiques et le tumbling. La durée d'une routine est de 2 minutes 30cite-ref-cheer-canada-12-0[12]. Chaque niveau de compétition possède son propre ensemble de règles visant à limiter les blessurescite-ref-13[13].

Le 20 juillet 2021, à Tokyo, le Comité international olympique (CIO) reconnaît le cheerleading comme un sport olympique. L'International Cheer Union (ICU) pourra à l'avenir solliciter l'inclusion du cheerleading dans les futurs Jeux olympiques et Jeux olympiques multisportscite-ref-14[14]. L'ICU, fondée en 2004, comptant 116 pays membres en 2021, après une reconnaissance provisoire du CIO en 2016, est désormais reconnue officiellement par cette instancecite-ref-15[15].

En 2022, il existe d'une part sept niveaux de compétition, le 1er étant le plus bas et le 7e le plus élevé, et d'autre part, plusieurs catégories permettant de classer les équipes. Ainsi, les équipes féminines n'entrent pas en compétition avec les équipes mixtes et les plus petites équipes ne sont pas opposées aux équipes comptant beaucoup de membrescite-ref-cheer-canada-12-1[12].

The Cheerleading Worlds est la compétition mondiale senior la plus importante et elle se déroule au ESPN Wide World of Sports complexcite-ref-16[16]. Plus de 500 équipes de haut niveaucite-ref-17[17] provenant de 18 pays (majoritairement issues du Canada et des États-Unis) y participentcite-ref-18[18]. Pour le niveau scolaire, des équipes provenant de différents pays participent au World School Cheerleading Championshipcite-ref-19[19]. Pour ce qui est des équipes plus jeunes (18 ans et moins), c'est la compétition The Summit qui remplace The Cheerleading Worldscite-ref-thesummit-20-0[20]. Celle-ci se déroule au même endroit et permet aux équipes de tous les niveaux de participer à une compétition d'élitecite-ref-thesummit-20-1[20].

La pratique de cette discipline est gérée pour la France par la Fédération française de football américain (FFFA)cite-ref-21[21] et pour le Québec, par la Fédération de Cheerleading du Québec (FCQ)cite-ref-22[22].

Blessures et accidents

Les disciplines de portés (stunts) et de sauts (jumps) entraînent un taux élevé de blessures. Les blessures traumatiques surviennent à la suite d'un coup ou d'un impact et elles sont les plus nombreuses : lésions musculaires et ligamentaires, fractures, luxations, commotions cérébrales et lésions cervicalescite-ref-pcnphysio-23-0[23]. Les commotions cérébrales, qui représentent plus de 31,1 % de ces blessures, engendrent de nombreux problèmes de santé à long termecite-ref-24[24]. Les commotions sont grandement liées aux chutes survenant lors de l'exécution des pyramides, les figures risquées nécessitant énormément de pratique et de technique.

Les blessures traumatiques ne sont pas les seules. Plusieurs blessures peuvent survenir pour les athlètes ayant un volume d'entraînement très élevécite-ref-pcnphysio-23-1[23]. Les nombreuses répétitions d'une même figure ou de mouvements effectués plusieurs fois par semaine en sont la cause. De plus, comme dans n'importe quel autre sport, les athlètes peuvent toujours être exposés à des blessures beaucoup plus sérieuses : os cassés, foulures, blessures graves au dos, cou cassé.

Aux États-Unis, sur 2,9 millions d'athlètes féminines au niveau secondaire, seulement 3 % sont des cheerleaders, mais le cheerleading représente près de 65 % de toutes les blessures catastrophiques dans l'athlétisme féminin au niveau secondairecite-ref-ncsir-2011-25-0[25]. Selon les données couvrant l'année scolaire 1982-83 à 2018-19 aux États-Unis, le taux de blessures traumatiques graves et directes pour 100 000 participantes était de 1,68 pour les cheerleaders féminines au niveau secondaire, le plus élevé de tous les sports scolaires étudiéscite-ref-2-26-0[26].

En conséquence, de nombreuses écoles avec des programmes compétitifs ont commencé à réorienter leurs équipes vers des disciplines moins risquées, en particulier les chants et la danse (collectivement la nouvelle discipline compétitive gameday).

En 2017, une jeune Montréalaise, victime d'un accident de cheerleading, est restée paralysée pendant de nombreuses semaines après avoir atterri sur le coucite-ref-27[27]. Afin d'essayer d'éviter les accidents, la Fédération de Cheerleading du Québec a instauré plusieurs normes de sécurité et elle a édité un guide pour aider les entraîneurs à savoir comment réagir face à une situation avec une blessure gravecite-ref-cheerleading-du-qu-bec-28-0[28]. Les clubs du Québec doivent également obtenir une certification « Qualité, Sécurité et Environnement » prouvant que leurs entraîneurs n'ont pas d'antécédent judiciaire et qu'ils sont bien certifiés et membres de la Fédération, que leurs athlètes s'entraînent dans un environnement sécuritaire, qu'ils possèdent des installations et des équipements respectant les normes de sécurité et que les règlements concernant la sécurité sont respectéscite-ref-cheerleading-du-qu-bec-28-1[28].

Notes et références

Notes

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Références

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Voir aussi

Articles connexes
Liens externes

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